À l’occasion du premier rassemblement organisé par le collectif PEAP, les membres de l’association étaient invités à passer deux jours dans les Gorges du Tarn, joyaux de la Lozère, pour y pratiquer la photographie en automne. Le moment parfait pour capturer ces couleurs uniques, malgré les caprices de la météo sur le week-end choisi. En route pour arpenter les gorges au fil du Tarn.

Jour 1 – Sentier du Baus del Biel et de Cinglegros

Départ de Mende au petit matin pour notre groupe de quinze personnes. Direction la Malène, petit village au cœur même des Gorges du Tarn, entre les Vignes et Sainte-Énimie. C’est dans ce cadre que nous logerons en gîte pour la nuit. Une fois les affaires déposées, nous nous réunissons pour définir le programme du week-end en tenant compte du facteur météo. Nous nous mettons d’accord pour prendre un peu de hauteur et obtenir une ambiance avec la brume : c’est le sentier de Cinglegros que nous emprunterons, sentier connu pour ses paysages vertigineux. Mais avant cela, tentative de profiter d’une vue sur la Malène depuis le sommet des Gorges.

Malheureusement pour nous, les conditions se bouchent et la pluie commence à tomber légèrement.

Conscient que ce spot ne nous apportera rien de plus, nous y prendrons le déjeuner avant de se rendre sur le sentier de CInglegros, qui promet d’être physique. Le départ du sentier se fait dans le hameau de la Bourgarie. Il est important de s’y aventurer en connaissance de cause : si vous êtes sujet au vertige ou si la surface du sol est trop glissante, ce sentier peut présenter un danger, le vide pouvant atteindre de cent à quatre cents mètres d’altitude par endroit.


N 44° 14′ 30.2742′ E 3° 14′ 29.8212′

Durée : 2h30 (en rajoutant 30 minutes pour l’ascension du Cinglegros).

Dénivelé : -100m / +100m.

Difficulté : Facile (pour la portion jusqu’au Cinglegros). Moyenne (si vous optez pour la montée sur le Cinglegros).

Accès routier : Pour vous rendre à la Bourgarie, venir soit par les Vignes dans les Gorges du Tarn, soit par Mas Saint Chély par le Causse-Méjean. Se garer au bout du hameau. 

Hébergement : Les Gorges du Tarn regorgent de gîtes atypiques pour vous immerger complètement dans cet environnement unique (à la Malène, à Sainte-Énimie ou à Saint Chély du Tarn). 

 


Au départ de notre randonnée, le ciel ne nous laisse pas espérer une éclaircie. C’est un ballet continu de brumes et nuages bas, plongeant les Gorges du Tarn dans une atmosphère inquiétante mais fascinante. Depuis le hameau, le sentier se fraie un passage sur la paroi des Gorges : les points de vue y sont impressionnants et la possibilité d’apercevoir des vautours est forte tant les niches sont nombreuses.

Le grand attrait de cette randonnée est l’approche d’originalités géologiques : deux splendides arches naturelles se trouvent sur le chemin. Nous ne croiserons que la première faute de temps pour aller plus loin. C’est donc l’arche du Pas de l’Arc qui s’offrira à nous, le tout dans une ambiance mystique.

Après avoir crapahuté sur ce sentier spectaculaire pendant une heure et demie, nous atteignons progressivement ce qui est le point d’orgue de cette marche. Soudain, se détachant des Gorges du Tarn, le rocher de Cinglegros apparaît à travers la brume. Il trône ainsi, fièrement et en solitaire, au beau milieu de ce paysage grandiose. Les vautours l’apprécient particulièrement pour ses courants thermiques, permettant aux volatiles de prendre de la vitesse et de l’altitude.

L’ascension du rocher de Cinglegros est possible via un chemin aménagé : échelles et escaliers permettent de se hisser au sommet. Toutefois, il est fortement déconseillé d’y monter si la météo est humide ou si le vertige est un problème pour vous. C’est le cas pour moi, alors je préfère l’observer de loin ! Les moins courageux en profitent pour prendre une pause bien méritée.

Les couleurs de l’automne sont incroyables mais la météo ne nous aide pas vraiment à faire exploser ce cocktail subtil.

Une fois le groupe de nouveau réuni, nous nous mettons en route pour rentrer tranquillement à la Bourgarie. Le retour se fait sur le même sentier mais tout change : l’après-midi touche à sa fin et le décor s’assombrit peu à peu…

Le soir, c’est les jambes lourdes mais les appareils photos bien remplis que nous prenons repos au gîte de la Malène. Au menu, raclette collective et un peu trop d’alcool peut-être, faut l’avouer. Les cœurs sont légers et même si les conditions climatiques ne sont pas parfaites, c’est le sentiment d’avoir passé une bonne journée qui règne.

Jour 2 – Le Pas de Souci

Au réveil, la pluie continue de tomber. La matinée est dédiée au rangement et au nettoyage du gîte après la (grosse) soirée de la veille. Ce n’est qu’un peu avant l’heure de manger que nous prenons de nouveau les voitures. Le programme est un peu plus flou : nous n’irons pas marcher vu la météo. Ce sera donc un trip sur les magnifiques routes des Gorges avec un arrêt au Pas de Souci, spot incontournable dans le coin.

Le bitume mouillé se prête parfaitement à la photographie : le contraste est saisissant et la route ressort du paysage automnal tout autour. Mais surtout, ce sont les odeurs environnantes qui font le charme de notre vadrouille.

Depuis la Malène, il faut compter une dizaine de minutes (7km) pour se rendre au spot du Pas de Souci.

Sur place, un parking permet de se garer facilement (quand on sait à quel point les routes des Gorges du Tarn sont étroites). Un petit bâtiment d’accueil, ouvert uniquement pendant la saison estivale, offre la possibilité d’acheter son ticket d’entrée sur la plateforme supérieure du Pas de Souci.

L’accueil n’étant plus assuré en automne, nous choisissons plutôt la méthode forte : l’escalade. Nous nous retrouvons donc de nouveau au milieu des Gorges, de la même manière que Cinglegros, sur un promontoire rocheux qui élargit la vision que l’on peut avoir sur la route. C’est un spot que j’ai énormément apprécié, et il faudrait que j’y retourne par beau temps au printemps, ça doit être quelque chose.

Ce sera tout pour cette seconde journée. La fatigue se fait ressentir et il faut encore faire le trajet jusqu’à Mende pour reprendre une semaine de cours le lendemain. Mais avant de quitter définitivement les Gorges du Tarn, nous prenons tout de même le temps de réaliser une petite photo de classe du groupe présent le week-end.

En conclusion, les Gorges du Tarn recèlent de charme autant en randonnées qu’en expéditions véhiculées. Encore faut-il que la météo soit de votre côté. Toutefois, ce lieu possède une âme peu importe les conditions que vous ferez face. L’automne se révèle être une saison de choix pour bénéficier de couleurs splendides et d’ambiances irréelles au gré des évolutions météorologiques. 

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