Le meilleur moyen de passer un dimanche ? Dans la nature, évidemment ! Surtout quand le soleil et la neige sont au rendez-vous, c’est le moment de s’offrir une cure en vitamine D sur l’Espace Nordique du Grand Coin, j’ai décidé d’effectuer une marche jusqu’à l’Armélaz (1840m) le matin. La matinée parfaite quoi.

Au départ du hameau de Bonvillard, à Montaimont, en plein coeur de la Maurienne, je pensais pouvoir accéder au col du Chaussy (1533m) par la route. En réalité, la route est fermée l’hiver et sert de support pour des pistes de ski de fond… et de raquettes ! Ce sera donc une randonnée plus longue que celle prévue initialement mais avec le soleil qui brille généreusement, pas de quoi se plaindre.


Durée : Environ trois heures aller/retour.

Dénivelé : +600m.

Difficulté : Facile. Balisage présent et dénivelé abordable.

Accès routier : Deux choix s’offrent à vous. Un accès est possible depuis La Chambre en direction de Montaimont mais vous pouvez aussi vous rendre en voiture directement au col du Chaussy depuis Saint-Jean-de-Maurienne.


Me rendant compte que je ne peux plus continuer en voiture à partir de Bonvillard, je me résigne et je décide tout de même d’effectuer ma balade dominicale ! À Bonvillard, vous trouverez l’un des points d’accueil de l’Espace Nordique du Grand Coin avec renseignements et vente de forfaits pour le ski de fond.

Il est environ dix heures du matin mais le parking est quasiment plein et d’autres voitures ne cessent d’arriver, peinant à se faufiler sur la voirie étroite du hameau.

Je démarre sereinement : l’ensemble du parcours est particulièrement bien balisé et, en cas de doute, les traces des précédents randonneurs vous aideront à trouver la bonne voie. Il faut simplement faire attention à bien marcher à droite du chemin pour ne pas empiéter sur le damage destiné au ski de fond.

Si vous êtes amateurs de parcours alliant nature et patrimoine culturel, cette balade pourrait largement vous convenir : le sentier alterne entre immersions en forêt et passages à proximité de jolis hameaux aux bâtiments traditionnels. Ces hameaux étaient autrefois le lieu de vie des bergers pendant les saisons estivales.

Le jour de ma sortie, les conditions météo (printanières) rendaient l’utilisation de mes raquettes superflues. La neige était franchement tassée et j’avais la possibilité de continuer tout simplement à pied. Mais à avoir les raquettes dans les mains, autant les avoir aux pieds !

Les paysages sont rafraichissants et la proximité visuelle des villages alentours est vite oubliée. Les sapins se sont déjà libérés du manteau blanc qui les recouvrait. Avec les oiseaux de sortie et qui chantent à tous les recoins, il ne reste que la neige au sol pour me rappeler que je suis encore en février.

Avant d’entamer la montée sur la crête finale pour rejoindre la Croix de La Chal (l’Armélaz), l’itinéraire croise le très beau chalet du Mélèze, investi par les randonneurs pour une bonne pause casse-croûte. De là, le point de vue s’ouvre sur la chaîne de Belledonne et de la Lauzière. Un endroit à ne pas manquer si vous veniez à suivre ce chemin.

Les derniers mètres de dénivelé se ressentent tout de même et on en vient vite à transpirer. Toujours sans lunettes de soleil, je lutte pour donner du répit à mes yeux mais l’ombre se fait rare car le bois a laissé place aux alpages. Tant pis, j’oublie la brulure incessante du reflet du soleil sur la neige et je m’arme de patience pour atteindre le sommet.

Et le sommet, j’y arrive enfin, après une approche plus longue que celle à laquelle je pouvais m’attendre en arrivant à Bonvillard. Une large croix en bois symbolise le point culminant de la crête : la Croix de La Chal (1840m). Et le monde est déjà bien présent là-haut, notamment des randonneurs ayant opté pour un départ depuis le col du Chaussy.

Le chalet du Mélèze, avant la montée finale, avec vue sur Belledonne et la Lauzière.

C’est quasiment une vue à 360 degrés depuis le sommet de l’Armélaz. On distingue nettement la Vallée des Villards, les Aiguilles d’Arves, le Grand Coin, Belledonne, la Lauzière et même la Vanoise au loin. Les amateurs de géographie seront servis et auront tout loisir à reconnaître les sommets emblématiques de Maurienne.

Après une pause et un peu de grignotage, il est temps de redescendre à Bonvillard, surtout que ma sortie m’aura pris deux fois plus de temps que ce que j’avais prévu initialement. J’avais le choix de faire une boucle en passant par le col du Chaussy mais cela impliquait de suivre intégralement les pistes de ski de fond : j’ai préféré revenir sur mes pas et randonner sur un sentier plus naturel et sauvage.

En conclusion, cette randonnée raquettes, peu physique et sans difficulté lorsque la neige est bien tassée, présente un réel intérêt pour une sortie tranquille, à proximité et ressourçante. Si vous êtes en visite en Maurienne en hiver et que le ski ne vous tente pas, c’est une bonne façon de découvrir la nature et les plaisirs de la raquette sans trop forcer !