Dans mon article De l’importance d’avoir des passions, j’avais prévu que ce soit une introduction à une série d’interviews avec des créatifs, artisans ou tout autre passionné, pour recueillir le point de vue de chacun sur ce qui les pousse à créer au quotidien.

Pour ce second épisode, j’ai le plaisir d’accueillir un copain photographe, Quentin ORAIN, pour répondre à mes questions sur son travail d’artiste. Avec Quentin, nous avions passé quelques jours ensemble il y a trois ans en Lozère et je suis toujours de près ses évolutions photographiques… et ses débuts en vidéographies ! Place à l’échange.

En quelques mots, peux-tu nous décrire ton parcours et ton activité actuelle ?

Je m’appelle Quentin, basé au Mont Sainte Anne au Québec, j’ai 24 ans et je fais de la photographie commerciale depuis 6 ans dont 3 ans à temps plein jusqu’à ce que la covid devienne une pandémie mondiale.

En tant que photographe, on est toujours à la recherche de nouvelles sources d’inspiration. Comment tu trouves de bonnes idées pour commencer de nouveaux projets en photo ?

La plupart du temps, c’est être dehors qui dicte mes envies et besoins, le plein air m’offre ma source d’inspiration principale. Aussi, selon moi, les meilleures histoires sont racontées dans les magazines et livres photos, c’est là que je trouve l’inspiration qui me donne envie de voir le monde sous toutes ses perspectives. (Ex : Sidetracked, Les Others, National Geographic, Ansel Adams : Yosemite).

D’ailleurs, la photographie n’est plus la seule activité créative « en vogue ». La vidéographie est en pleine expansion. Adhères-tu à ce mouvement et comment cela change ton rapport à la création ?

La vidéographie est une forme de création assez proche de la photographie et j’adhère à 100% avec cette pratique, j’ai notamment fait plusieurs documentaires vidéo sur de l’escalade et du ski et les résultats étaient bien au-dessus de mes attentes. La vidéo me permet juste de faire le tour de mon sujet d’une autre manière.

Comment tu abordes le rythme du freelance ? Les remises en question, le stress et la charge de travail ?

Durant les dernières années, l’important pour moi était de créer une routine autour de mon activité. Cela permet de garder un rythme ainsi que ses objectifs afin d’en atteindre un maximum pour en créer d’autres. La remise en question pour moi se passe essentiellement maintenant avec la pandémie qui m’a poussé à chercher un travail pour combler le manque d’activité en photographie, ça a des bons et mauvais points. L’important c’est de bien réfléchir à ce qu’on veut et ce qu’on souhaite faire. 

Si tu avais trois leçons à retenir de ton expérience, qu’elles seraient-elles ?

Je pense que la persévérance ainsi que le partage est important dans le monde de la photographie, être un livre ouvert permet à tous d’avancer dans le bon sens et pour les bonnes raisons. Ne pas hésiter à demander des critiques de son propre travail. Puis, essayer des nouvelles choses, nouvelles pratiques (Ex : Portrait, studio, panorama, nature morte).

Vers quoi tu souhaites te diriger dans un futur plus ou moins proche ? Et as-tu senti une influence de la pandémie actuelle sur ton travail ?

La pandémie a mis sur pause ma carrière pour une durée indéterminée, cela a du bon et du moins bon. Je prends les jours, l’un après l’autre, la vie est plus ralentie mais je pense que c’est une pause assez importante pour moi au niveau moral et physique. Je me recentre sur ce qui est vraiment important pour moi. Pas de pression.

Pour finir, depuis que tu vis au Canada, quelle est l’une de tes meilleures trouvailles là-bas (nourriture, spot, etc…)  ?

Le Québec est une très belle place où vivre, l’ambiance, les gens, les grands espaces. Si je dois retenir un endroit qui m’a fait grandir et prendre conscience que notre environnement compte pour nous à plusieurs niveaux, c’est le parc national de la Gaspésie, un endroit riche en histoire et en diversité. 

Quentin ORAIN, en plein shoot.

Encore un grand merci pour la participation de Quentin à ce second épisode de la série Do What You Love ! J’espère que les réponses de Quentin vous seront utiles en ces temps troubles pour vous éclairer sur la pratique créative et le freelance. On se retrouve vite pour un prochain épisode !

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