C’est LA tendance outdoor et voyage qui a le vent en poupe ces derniers temps : la microaventure ! Perçue comme une réponse aux voyages couteux et soucieuse de notre empreinte carbone, la microaventure surfe sur les possibilités locales d’évasion et sur l’éco-tourisme. C’est également une solution pour se déconnecter de notre quotidien et de notre rythme effréné. Regardons-cela de plus près pour que votre année 2019 soit celle de la microaventure ! 


L’origine du concept

L’inventeur du terme de microaventure, Alastair Humphreys, est parti d’un constat assez simple. Après avoir parcouru le monde entier et avoir obtenu le titre de meilleur aventurier de l’année 2012 par National Geographic, ce britannique se rend compte qu’il ne connait même pas les possibilités de son propre pays.

Alastair passe alors une année entière à explorer la Grande-Bretagne et à découvrir ce qu’il se cache au pied de sa porte. C’est ainsi que la microaventure voit le jour : des voyages à côté de chez soi, d’une durée allant de deux heures à un week-end et surtout économique.

De son expérience, il en tire un livre : Microadventures : Local Discoveries for Great Escapes (en anglais). Depuis sa publication en 2014, le succès de la microaventure est croissant et envahit les États-Unis et plus tardivement la France. Aujourd’hui, il suffit de faire des recherches sur internet pour comprendre l’ampleur du mouvement.


La philosophie de la microaventure

La microaventure repose finalement sur trois caractéristiques : sa localisation, sa durée et son coût. Nous allons donc détailler chacun des traits de la microaventure pour parfaitement appréhender le concept.

Localisation : Quand on parle de microaventure, il faut de suite penser local et proximité. C’est pour moi la base sur lequel l’édifice s’équilibre. La microaventure veut promouvoir les expériences et les découvertes possibles proches de votre lieu de résidence. Que ce soit la forêt de votre village, les musées de votre ville ou les activités originales d’un prestataire local, vous devriez trouver des idées où que vous soyez. Pour ma part, les possibilités de randonnée, de nuits en refuge m’offrent un large choix de microaventures.

Durée : Second aspect de la microaventure, sa durée doit être modulable et adaptable selon les emplois du temps de chacun. La microaventure doit vous permettre de déconnecter de votre quotidien deux heures, une nuit ou le temps d’un week-end. Liée à la localisation (qui se veut locale) de votre microaventure, vous n’aurez aucune difficulté à définir la durée qui vous convient le mieux. Quittez le boulot à 18h, emportez votre tente et allez bivouaquer dans le bois à côté de chez vous pour la nuit : vous avez votre première microaventure ! J’ai une préférence pour une durée d’un week-end (en plus, on a 52 week-ends par an pour en profiter).

Coût : Pour finir, l’avantage d’une expérience locale et courte, c’est que le coût (et le coût écologique notamment) sera moindre. Pas besoin d’un billet d’avion A/R à 1000 euros pour voyager ! La microaventure cherche à vous sensibiliser sur les possibilités de déplacement alternatif : transports en commun, vélo ou tout simplement vos jambes.


Plusieurs ressources sur internet valorisent la microaventure et donnent des idées à adapter selon ses envies. Voici une petite compilation des sites sur lesquelles j’ai tendance à m’informer : Chilowé, Les Others, The Field, 2 Jours pour Vivre et Summit Cairn.


À vous de jouer

Maintenant que le concept de microaventure est plus clair à vos yeux, c’est à vous de prendre les devants et d’adopter cette philosophie pour profiter amplement de la nature et des merveilles de notre pays (ou des pays alentours) sans vous ruiner et sans attendre vos congés. Vous pourrez également vous inspirer des microaventures que j’effectuerai pour La Parenthèse. D’ailleurs, ma première microaventure en Lozère est disponible par ici !